Le burn-out

Le burn-out est un terme utilisé au quotidien, cependant c’est un état bien mal connu. Le burn-out est qualifié de maladie, de mal-être, ou encore de syndrome d’épuisement professionnel, mais aucune définition scientifique n’a encore vue le jour.

A ce jour, il n’existe pas de définition précise de cet état physique et psychologique, ni de chiffres précis permettant de déterminer combien de personnes en sont touchées en France. En effet, selon les études les chiffres varient entre 30 000 et 3 millions de personnes touchées.

Les acteurs sociaux sont les premiers acteurs à s’être saisi de la question. Cependant de plus en plus de médecins s’en saisissent également. L’académie de médecine a, demandé récemment, davantage d’études sur le sujet afin de le définir précisément.

Sans se substituer aux experts, nous allons tenter d’en donner une définition, les causes et conséquences, nous aborderons également le rôle de l’entreprise et du collaborateur.

 

1.   Définition

La France a commencé à prendre conscience du phénomène de burn-out dans les années 2000, après les vagues de suicide et de harcèlement dans le secteur des télécoms et de l’industrie automobile.

Tous les spécialistes s’accordent à dire que le burn-out est une souffrance chronique, physique et psychique liée au travail. Ce mal être ou cette maladie touche toutes les catégories professionnelles et tous les milieux sociaux sans distinction.

C’est une souffrance qui s’apparente à la dépression mais qui n’en est pas une. C’est un épuisement émotionnel et professionnel qui plonge sa victime dans un désarroi profond la conduisant à une incapacité à travailler.

Le burn-out est donc constitué de 3 éléments principaux :

  • Un épuisement physique et mental
  • Une atteinte émotionnelle massive
  • Un sentiment d’inaptitude

 

2.   Causes

Le point commun principal entre toutes les victimes de burn-out est le surinvestissement dans leur travail, à tel point que les autres sphères de la vie deviennent secondaires.

Ce surinvestissement est facilité par les technologies actuelles qui permettent aux collaborateurs de consulter leurs mails et de travailler à distance, mais également d’être joignable n’importe quand, n’importe où.

Selon l’article « Burn-out : les signes qui doivent vous alerter », d’Olivier Vincent, sur le site de l’Express, il existe 4 phases entre le plaisir et l’épuisement professionnel :

·   Le plaisir : le collaborateur est satisfait, impliqué

·   Le sur-engagement : il veut faire plus, encore mieux ; le travail empiète sur la vie personnelle, la fatigue est ignorée

·   L’acharnement frénétique : le plaisir disparait pour laisser la place aux contraintes, l’anxiété croît, l’agressivité apparaît

·   L’effondrement : le collaborateur craque, il s’effondre après de longs mois de processus ; il n’est plus apte à prendre des initiatives, peut devenir violent. Le risque de dépression est manifeste et le risque de suicide est non négligeable.

Une autre cause du burn-out est le problème du management. Souvent les managers manquent de formation, ils ne savent pas gérer les individus et les émotions au travail impliquant également un manque de reconnaissance.

 

3.   Conséquences

Les conséquences sont multiples :

·   Troubles physiologiques / physiques : troubles du sommeil, fatigue chronique, douleurs diffuses, malaises cardiaques, céphalées, etc…

·   Troubles psychologiques affectifs / émotionnels : hypersensibilité, baisse de l’estime de soi, tristesse, sentiment de persécution, etc…

·   Troubles comportementaux : prise de substances toxiques (drogues, alcool), baisse de la productivité, baisse de la concentration, agressivité, négligence vestimentaire, isolement social, conduite dangereuse, etc…

Les traitements actuels sont :

·    Un éloignement du travail pendant une longue période mais avec des difficultés de réinsertion à terme

·    Prise de médicaments

·    Mise en place d’une psychothérapie de reconstruction émotionnelle et de l’estime de soi.

 

4.   Rôle de l’entreprise

Afin de prévenir le burn-out, il est indispensable pour toute entreprise de travailler en lien étroit avec la médecine du travail ou un cabinet spécialisé. Le travail consiste avant tout à repérer les risques psychosociaux favorisant le burn-out, puis à mettre en place les mesures nécessaires pour les  endiguer voir les éliminer.

L’entreprise doit :

·    Faire attention à une éventuelle surcharge de travail, afin de donner plus d’autonomie au collaborateur

·    Améliorer la circulation de l’information

·    Favoriser un bon équilibre vie professionnelle – vie privée

·    Être reconnaissante, respecter, soutenir ses collaborateurs tout en donnant du sens aux tâches qui leur sont attribuées

 

5.   Rôle du collaborateur

L’entreprise n’est pas seule responsable du burn-out, le collaborateur a également sa part de responsabilités.

Chacun réagissant différemment face à une situation de stress chronique, chaque collaborateur doit faire attention à :

  • Ne pas se surinvestir afin de préserver un bon équilibre de vie
  • Préserver ses loisirs et centres d’intérêts
  • Préserver les liens sociaux et familiaux
  • Développer les émotions positives
  • Cultiver l’optimisme et l’estime de soi
  • Préserver une bonne hygiène de vie

 

Liens utiles :

http://blogs.lexpress.fr/le-boulot-recto-verso/2016/02/25/burn-out-vraie-ou-fausse-maladie/

http://www.lexpress.fr/emploi/burn-out-les-signes-qui-doivent-vous-alerter_1528607.html

http://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/le-burn-out-un-concept-flou-qu-il-faut-preciser_1764497.html

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