L’égalité professionnelle femmes/hommes en 2018

L’égalité professionnelle femmes/hommes 

 

A l’heure où les femmes dénoncent le harcèlement, où l’Etat et l’Europe agissent pour rééquilibrer la parité, l’égalité femmes/hommes est un sujet au cœur des débats.

Des projets de loi ont évolué ou ont vu le jour dans ce sens tout comme des guides à destination des entreprises ou des brochures communiquant sur 9 thématiques mettant en lumière les inégalités subies par les femmes.

En effet, selon différentes études, elles cumulent les malchances : sexisme, salaire, temps de travail, risques psychosociaux même s’il semble que cette « ségrégation professionnelle » soit en baisse depuis 30 ans. Il est à noter que cette disparité est moins importante en Ile-de-France, la mixité progresse.

En 2013, le bassin compte 49% de femmes dans sa population active, catégorie pour laquelle le taux de chômage est à 1 point plus élevé que chez les hommes.

 

MARCHÉ DU TRAVAIL  FORMATIONS

Si de manière générale, l’Europe a fait des progrès en matière d’égalité, il y a des domaines où il reste des efforts à fournir. C’est le cas de la formation.

En France, le taux de réussite chez les filles est plus élevé face à celui des garçons. En ce qui concerne la répartition des filières dans l’enseignement supérieur, nous constatons en général que les étudiantes poursuivent un cursus plutôt en Langues, Lettres et Sciences Humaines et Sociales et que dans les domaines « catégorisés » masculins, le pourcentage est vraiment plus faible.

Dans le bassin, en 2013, nous observons que les habitants (quel que soit le sexe) et plus largement des départements sont diplômés (du CAP aux études supérieures). Parmi les habitants recensés diplômés, on compte plus de femmes que d'hommes sur les niveaux Bac et études supérieures. En revanche, l'inverse est constaté sur les niveaux CAP, BEP.

 

Métiers et secteurs d’activité

En France, c’est un fait, les hommes et les femmes n’exercent pas les mêmes métiers, certains sont mêmes classés comme étant essentiellement masculins ou féminins. Entre 2010 et 2012, sur 87 FAP :

  • 12 concentraient plus de 50% des femmes ;
  • et 20 concentraient 50% des hommes

Dans le bassin, les femmes dépassent uniquement les hommes en termes de nombre de salariés dans le secteur de l’administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale soit 70,6%.

 

En revanche, dans l’industrie (72%) et la construction (85%), les hommes sont surreprésentés.

Emploi

Parmi les salariés ayant 15 ans ou plus, les femmes sont plus nombreuses que les hommes sur des contrats types CDD et emplois aidés. Parmi les non-salariés de la même tranche d’âge, les femmes représentent 54% des aides familiales. Les tendances nationales se confirment au niveau régional, départemental et local : 75% des femmes sont en contrat à temps partiel.

 

Salaire

Le salaire est l’une des inégalités majeures et pour cause ; en 2015, l’écart national entre les hommes et les femmes est estimé à 18.5% même si le salaire brut des femmes a augmenté en 5 ans (+9.4%. Cela s’expliquerait, entre autre, par le fait que les femmes soient abonnées aux secteurs les moins rémunérateurs et qu’elles auraient dû mal à accéder à des postes à responsabilités. Même constat au niveau régional et départemental, les hommes ont un salaire net horaire moyen supérieur à celui des femmes (+2.9% pour le 77, +3% pour l’Essonne, +3,5% pour la région Ile-de-France). En 2013 dans le bassin, la commune d’Etiolles se positionne en tête de liste en termes de salaire net horaire moyen chez les femmes et les hommes et devient en même temps la commune où il y a le plus d’écart salarial. En revanche, Grigny se positionne en dernier lieu en termes de rémunération et d’écart. Cet écart est également constaté entre les catégories socio-professionnelles.

 

EN CONCLUSION

L’inégalité femmes/hommes se mesure à toutes les échelles territoriales.

Pourquoi des inégalités professionnelles perdurent depuis des années ?

Certains secteurs d’activité ont-ils besoin d’être revalorisés ?

Les entreprises davantage informées et accompagnées dans cette démarche ?

C’est un casse-tête auquel il est bon de réfléchir en remontant peut-être dès l’accès à la formation, en s’interrogeant sur la méconnaissance du sexe opposé de certains métiers « stéréotypés » mais aussi en sensibilisant les entreprises qui peuvent avoir des préjugés quant au fait d’embaucher des femmes qui jonglent entre leur vie professionnelle et familiale et à leurs capacités à exercer des postes à hautes responsabilités.

 

 

Etude réalisée par Justine FERRO Chargée de projet Etudes, veille et numérique à la MDEF Sénart

 

 

Liens utiles :

Retrouver l’ensemble de l’étude sure sur de la Plateforme RH : http://bit.ly/2DapbHJ

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